08/09/2026 · Les Mimosas de Virginie
Bienvenue sur le nouveau site (et dans ma tête, un peu)
Bon. Il fallait bien qu'un jour je m'y colle et que j'écrive quelque chose sur ce fameux "premier article de blog" que tout le monde promet de faire et que personne ne fait jamais. Alors voilà, on y est. Bienvenue.
Il y a deux ans, je ne savais pas dans quoi je mettais les pieds
Enfin si, je savais : dans le sable. Beaucoup de sable. Parce qu'il y a deux ans, je me suis installée pour de bon dans le Var, avec mon mari — qui, je le précise, était déjà casé bien avant que je tombe amoureuse du secteur. Question d'ordre chronologique. Lui, c'était le coup de foudre classique. Le Var, ça a été plus lent, plus sournois, et complètement irréversible.
Parce qu'on ne va pas se mentir : quand on vient s'installer ici "pour de bon", on se dit qu'on va s'habituer, que la lumière du soir sur la mer finira par devenir banale, que le parfum de pin après la pluie ne nous fera plus rien au bout de quelques mois. Et puis non. Deux ans plus tard, je suis toujours plantée là, à regarder le coucher de soleil comme si c'était la première fois, à chaque fois. C'est un problème, je crois. Un très bon problème.
Le syndrome du "attends, tu savais que..."
Depuis deux ans, je découvre. Un sentier que je n'avais jamais pris. Un petit restau caché dans une ruelle de Bormes que même les Bormèens de naissance ne connaissent pas tous. Une crique accessible seulement à pied, où on se retrouve à trois pelés et un chien un mercredi de juillet alors que la plage bondée est à 800 mètres. Le massif des Maures qui change complètement de visage entre le printemps et l'automne. Les châtaignes de Collobrières. La route du mimosa en hiver, qui transforme des kilomètres entiers en un nuage jaune et parfumé.
Bref, je m'émerveille. Tous les jours. Je sais, dit comme ça, ça fait un peu carte postale — mais c'est sincèrement ce qui m'arrive, et je n'ai pas trouvé de meilleure façon de le dire sans mentir.
Et donc, forcément, il a fallu que j'en fasse un métier
Parce qu'à un moment, s'émerveiller tout seul dans son coin, ça devient presque de l'égoïsme. Alors je me suis dit : et si je laissais d'autres gens venir voir ce que je vois depuis deux ans ? Pas en touristes pressés qui cochent trois monuments et repartent, mais en vraies vacances, du genre où on a le temps de sentir le pin, de se perdre un peu, de découvrir la crique du mercredi.
C'est comme ça qu'est né Les Mimosas de Virginie. Un nom pas très original (oui, je sais, "Virginie" + "Mimosas", on n'a pas cherché midi à quatorze heures), mais qui a le mérite d'être honnête.
Pour l'instant, il y a... un logement. Un seul. Le mien, enfin celui que j'ai préparé avec un soin quasi obsessionnel, dans lequel j'ai probablement passé plus de temps à choisir les taies d'oreiller que certains passent à choisir leur voiture. Mais c'est un début, et à mon échelle, un logement bien pensé vaut mieux que dix logements bâclés.
D'ailleurs, parlons-en, de ce logement
Parce que "soin quasi obsessionnel", ça reste assez vague tant que je ne vous ai pas montré de quoi je parle. Alors accrochez-vous, on remonte le temps.
Tout a commencé ici, par le degré zéro de l'ameublement : un plan tracé à la main, un stylo, et une confiance totale et probablement excessive en mes propres talents d'architecte amateur.

Puis il a fallu confronter ce joli plan à la réalité — l'état d'origine du logement, dans toute sa splendeur "avant" :

À ce stade, mon mari a commencé à me regarder d'un air inquiet. Mais on ne recule plus, les travaux démarrent :

S'en est suivie une phase que j'appellerai pudiquement "la période des fils électriques qui pendent partout et dont je ne suis absolument pas sûre de comprendre où ils vont" :

La cuisine, elle, est passée par un stade intermédiaire particulièrement peu photogénique — celui où on se demande sérieusement si on n'aurait pas dû rester dans l'ancien appartement :

Et puis, après beaucoup (beaucoup) de choix de carrelage, quelques nuits blanches sur des nuanciers de peinture, et une capacité à débattre vingt minutes sur l'emplacement idéal d'une poignée de porte, la même cuisine, terminée :

Et le salon, où j'ai fini par accepter que non, on ne peut pas avoir douze coussins différents sur un seul canapé, même si chacun d'eux me semblait indispensable sur le moment :

Voilà. Du gribouillage sur un coin de table jusqu'à ça. C'est là-dedans que j'ai envie de vous voir poser vos valises. La suite viendra — d'autres adresses, d'autres coins du secteur à faire découvrir — mais je préfère avancer sereinement plutôt que de vous promettre un empire hôtelier que je n'ai pas.
Ce que vous trouverez sur ce site (en plus de moi qui déborde d'enthousiasme)
- Un logement pensé pour de vraies vacances : calme, confortable, à deux pas de la mer
- Des pages activités qui bougent avec les saisons, parce que le Var en février n'a rien à voir avec le Var en août
- Une adresse qui marche aussi pour le télétravail, pour ceux qui veulent prolonger un peu le plaisir sans poser dix jours de congés d'un coup
- Et visiblement, maintenant, un blog — donc probablement d'autres articles dans le genre de celui-ci, où je vous raconte le secteur avec (beaucoup) trop d'enthousiasme
Merci d'être passés par ici. Si vous cherchez un coin où poser vos valises pour de vraies vacances entre mer et pinède, vous savez où me trouver. Et si vous cherchez juste quelqu'un pour vous parler pendant des heures des criques secrètes du coin, ça aussi, je suis disponible.
À très vite,
Virginie